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Posted by on Mar 26, 2018 in Actualités |

Boukhara, une ville ouzbèke intéressante à voir

Boukhara, une ville ouzbèke intéressante à voir

L’Ouzbékistan promet aux visiteurs un voyage rare à travers ses steppes, ses plateaux de trek, ses champs de coton qui s’étendent à perte de vue et ses principales villes. On peut citer le trio touristique formé par Khiva, Samarcande et Boukhara. Boukhara a plus de 2 000 ans. Elle se trouve sur le cours inférieur de la rivière Zarafshan, au milieu d’une oasis, et à la limite orientale du désert du Kyzylkoum. Il y a une infinité de choses à voir à Boukhara, à commencer par son palais d’été : Sitori-i-MokhiKhossa, signifiant « palais égalant la lune et les étoiles du ciel ». Les émirs furent expulsés de cet édifice au style oriental lorsque l’armée soviétique conquit la ville en 1920. Aujourd’hui, le palais abrite le musée des arts décoratifs et appliqués de Boukhara, ouvert en 1927. En arpentant le bâtiment principal, les estivants admireront tout ce qui y est exposé : mobilier, porcelaine chinoise et japonaise, bijoux issus de l’orfèvrerie locale et des ateliers de Boukhara. Dans le pavillon des invités de forme octogonale, ils repéreront des vêtements brodés d’or et des accessoires des éminents personnages de l’époque. Dans l’ancien harem, ils contempleront divers objets : vaisselles, linges, tapis, céramiques…

La citadelle Ark, l’immanquable forteresse de Boukhara

La citadelle Ark est une parfaite illustration d’Asie Centrale. Sa configuration actuelle date du XVIe siècle, sous les Chaybanides, alors que la première forteresse a été bâtie au VIIe siècle. Elle fait partie des 140 monuments de Boukhara, tous protégés par l’UNESCO. Les vacanciers l’incluront parmi les sites à visiter lors de leur séjour en Ouzbékistan. La citadelle Ark, témoin de la richesse culturelle et historique de la ville, est basée sur une colline entourée de remparts hauts de 16 à 20 m. Après la conquête de Boukhara par l’Armée rouge, Ark a subi de graves endommagements. Aujourd’hui, il reste quelques bâtiments et installations, dont les murailles, une mosquée, la salle du trône de l’émir et la porte principale. Cette dernière, datant du XVIIIe siècle, est flanquée de deux tours entre lesquelles sont placées une terrasse et une galerie. Cette galerie était destinée aux musiciens qui égayaient les journées de la forteresse de Boukhara. Devant l’Ark, les routards trouveront le Reghistan de Boukhara. C’est le carrefour où se retrouvaient les commerçants, les voyageurs de passage ainsi que les Boukhariotes qui assistaient aux évènements publics, comme les exécutions, par exemple.

Le minaret Kalian, symbole de Boukhara

Lors de ses 2 500es anniversaires en 1999, la cité de Boukhara fut restaurée par l’UNESCO. Elle est célèbre pour ses édifices monumentaux, dont le minaret Kalian, haut de 47 m, qui n’échappera pas aux yeux des globe-trotters. Cette fierté de la ville se dresse sur une base octogonale, surmontée d’une série de 10 anneaux de briques cuites. Le haut du minaret est décoré de 12 ceintures décoratives. Sur trois d’entre elles, les promeneurs liront les instructions suivantes : l’année de construction, 1127, le nom du bâtisseur, Ousto Bako, et le nom du donateur, le régent de Boukhara Arslankhan. La flamme qui brûlait en permanence tout en haut de ce phare du désert est perçue depuis la Route de la Soie. Enfin, le minaret servait d’appel à la prière et de tour de guet pour repérer les caravanes traversant le Kyzylkoum. »